61.
Assis toi là, on va se regarder dans le blanc des yeux, penser l’un à l’autre et passer à autre chose. Avançons, c’est le seul moyen.
Assis toi là, on va se regarder dans le blanc des yeux, penser l’un à l’autre et passer à autre chose. Avançons, c’est le seul moyen.
Le temps, ce dieu impassible qui nous tue chaque jour. Je l’aime, parfois. J’ai pu prendre du temps, on a pu prendre notre temps et enfin il est venu. Surprise. Larmes. Sourire. La musique file, pendant que je peind le téléphone. Cadeau bidon ? Paroles, comprehension et attention justes. Se réveiller près de quelqu’un qu’on s’aime, c’est si bon. Rouler, rouler et encore rouler pour avoir un seul but : Marseille. Rien d’autre de compte à présent, seul cette folie nous anime. Nous autre, nous autre, lui aussi… Alors on passe par la fenêtre, on s’échappe de l’enclos et on prend notre envole. Ensemble. Le pastis n’est pas le seul rafraichissement du week end. Lui, obnibulé par cet air de fête, d’anniversaire et de musique. Lui, pationné d’image et de moment figés. Ne laisse pas échapper celui là. Notre âme est infinie, pourtant il y a toujours un manque de confiance énorme que je ne sais pas retirer. La raison ne devrait pas. Prend cet appel, il est temps. Il est grand temps de décrocher. Prend le dans le sens que tu veux, tout est possible. Je regrette de ne m’être pas caché dans le coffre, ce matin là. C’est encore tout frais et pourtant je souris, je pleure, mes émotions se mélangent et s’entrechoquent. Tout est là. Seigneur guides moi. Je te cherche, pourquoi je ne te trouve pas ? peut être est ce trop contrôlé par cette putain de tête. Les examins sont finis, on décompresse et on rentre chez soi. Entre le départ de l’un, l’arrivé de l’autre, la rentrée d’un côté et tout s’enchaine. Plus le temps de réfléchir, tant c’est brutal et rapide. nostalgico-dramatAK. On ne peut pas le renier, maintenant on doit vivre avec. Impossible de reculer, d’éffacer, de recommencer. Allons-y, Liège nous attend.
Les choses évoluen tellement que l’on croit qu’elles changent.
Foutaise. Elle n’a pas changé ? Je n’y crois pas.
Il est mort, j’ai joué. La tête haute, j’ai fait frapper les cordes en tapant sur les touches d’ivoire. Me libérer, je voulais me libérer. Me sentir plus lègère, lui rendre hommage, dire que cette douleur ne m’était pas indifférente. Dire, Crier, Hurler, Exprimer. Tout le monde devait le savoir, même lui qui est parti alors qu’il savait. Comment ignorer un truc pareil ? Comment passer à côté ? Leur monde ne sera jamais le mien, décidemment.
Il s’apelle Julien, il est à croquer mais il crie très, très fort.
Je prèfère garder contact à travers l’objectif. C’est plus facile pour moi
Week end en famille, à prendre des décisions sur le trajets et se retenir de pleurer. Je me cache derrière l’appareil, et j’essayes tant bien que mal de capturer ça. Alexia, même pas 4 ans et déjà bilingue. ça me tue…. Cette distance me tue à petit feu, je ne peux plus t’entendre rire, seulement. J’ai mal de pouvoir entendre ce chiffre, ce putain de chiffre qui me fait tant rire, mais qui, après les quelques bip, me donne ce vide. Chaque fois plus grand.
Les enfants, on les envie.
Une montée à Pizio dipilo (?)
Pas mal de marche. Pour un super spectacle, une fois arrivé pour le coucher du soleil.
ça valait la peine.
Photo sans intérêt ? Pour ceux qui ne savent pas, oui. Mais un chiffre, juste un chiffre à Gratteri. Une pensée, énorme. Assez pour avoir le cafard.
Huit. Huit. Huit. Huit
4 Huit.
MERCI